Acte Libre anime, sur site, des stages de prévention tabac, cannabis, alcool.

En matière de toxicomanie, l’information demeure le moyen de prévention le plus efficace. Informer n’est pas moralise mais simplement apporter à chacun les éléments indispensables à une connaissance exacte des dangers liés aux consommations de drogues. Nous nous associons aux campagnes de prévention en proposant des réunions d’information et de prévention.
Nous proposons des séances, par groupe de 20/25 participants, d’une durée de 2 heures. Nous y abordons toute la problématique liée à l’usage d’alcool : de l’usage modéré, à l’abus jusqu’à la dépendance et la nécessaire prise en charge.

Chaque présentation est suivie d’un débat, toujours riche et très souvent instructif. Un moment privilégié d’échanges et de partages toujours très apprécié des participants.
 Nous clôturons le stage avec la remise à chaque participant d’une fiche dévaluation. Une fois remplie, elle sera remise au commanditaire. 

Pour tout renseignement : 07 67 81 13 42 – 06 60 47 21 72  

 

Selon une étude de l’INVS de 2009, 8,5 % des salariés sont en difficulté avec l’alcool et 16% entretiennent une relation dangereuse. D4autre part, 5 % fument régulièrement du cannabis, une pratique n’empêchant pas l’autre, les deux étant même souvent associées. Sans pour autant oublier la prise excessive de médicament psychotrope qui agissent sur les récepteurs de la même façon que certaines drogues.

L’alcool est pluriel, l’alcool est omniprésent, l’alcool est multifonction, l’alcool est dangereux, l’alcool est pervers, l’alcool est terriblement efficace dans la destruction. Il demeure l’un des anxiolytiques les plus puissants sur le marché des psychotropes. Il agit sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau à la façon des benzodiazépines.

Nous sommes en période de Noël, les pots d’entreprises et très vite les occasions de fêter la nouvelle année ne vont pas manquer.

Les fêtes passées, la trêve des confiseurs est à peine oubliée que les mises en garde habituelles de prévention contre l’abus d’alcool semblent déjà pour beaucoup bien loin.

Pour certaines et certains elles n’ont même jamais existé, du moins de façon ponctuelle ; pour eux les fêtes, la fête dure toute l’année. Pour ces personnes C’est tous les jours qu’il conviendrait de mettre en place une démarche de prévention.
Les statistiques nous parlent de 8% de personnes dépendantes de l’alcool au sein des entreprises.

Mais il n’y a pas, loin s’en faut, que ces salariés susceptibles de représenter un danger potentiel dans le monde du travail. Car, de fait, et là aussi les chiffres nous parlent, il nous faut ajouter à ce pourcentage inquiétant : 16 % de buveurs excessif et donc menacés. Hélas, ce n’est malheureusement pas tout, il serait réducteur et dangereux de ne considérer que les buveurs habituels comme les seuls salariés pouvant présenter un risque alcool. Ce serait éventuellement rassurant si l’on accepte et si l’on prend le risque de pratiquer la politique de l’autruche. C’est -à-dire considérer que seuls les buveurs habituels ou dépendants peuvent boire trop même ponctuellement. Or si l’on regarde d’un peu près les chiffres et notamment ceux des morts sur la route, avec implication de l’alcool, pour une grande majorité et notamment chez les jeunes, cela concerne pour l’essentiel des personnes qui avait tout simplement trop bu ce jour là. Ce ne sont pas des buveurs patentés, simplement des personnes qui pour des raisons x : une sortie en boîte, une fête, un pot au travail… ont trop bu a cette occasion. Et cette permissivité pourtant très limité dans le temps a suffit très souvent a provoquer un drame, voire a décimer toute une famille. Un des malheureusement trop classiques accidents de sortie de boite est la voiture, souvent pleine d’occupants, qui quitte la route en bout de ligne droite. Cela se termine trop fréquemment par 4 ou 5 décès et : un quartier, une école, un village, une famille qui pleure brutalement et cruellement les leurs. Cela nous incite à dire et redire que la meilleure protection contre l’abus d’alcool reste la prévention et ce pratiquement dès l’enfance et sur tous les lieux de vie. Au travail, il va de soi que cela devrait être ériger en règle, ce n’est malheureusement pas encore partout le cas. Pourtant, on estime à près de 30 % les accidents du travail du à l’alcool, ce qui représente un coût considérable pour le salarié, l’entreprise et la société. A cela, il faut ajouter, bien qu’on ne puisse les chiffrer exactement, les débats collatéraux que l’on peut exactement estimer mais qui eux aussi représente un coût extrêmement élevé.

On ne peut véritablement évaluer le coût des dégâts occasionnés par l’alcool, tant ils sont : considérables, étalés dans le temps et générateurs de multiples drames et problèmes graves collatéraux.

Néanmoins, on peut communiquer quelques chiffres qui a eux seuls donnent le vertiges.

Quelques chiffres clé sur les addictions au travail

– 7 % des actifs âgés de 16 à 64 ans consomment quotidiennement de l’alcool

– Les secteurs les plus touchés sont : l’agriculture et la pêche (16,6 %) et la construction (13,4 %)

– La consommation d’alcool sur le lieu de travail (hors repas et pots) concerne 16,4% des actifs occupés (18,9 % des hommes et 10,3 % des femmes)

– 40 % des actifs occupés déclarent avoir consommé de l’alcool à la sortie du travail, entre collègues (43 % des hommes et 32,6 % des femmes)

– 6,9 % des actifs consomment du cannabis

– 1,1 % des actifs consomment du cannabis avant d’aller travailler

– La consommation de cannabis est plus fréquente dans la construction (13 %), l’hébergement et la restauration (12,9 %), mais de manière encore plus prononcée dans les arts et spectacles (16,6 % de consommateurs dans l’année)

– 3,8 % des actifs disent prendre de la cocaïne. Le milieu de la construction apparaît plus souvent expérimentateur de cocaïne et de champignons hallucinogènes, tandis que les milieux de la restauration, de l’information/communication, et des arts et spectacles sont particulièrement consommateurs de toutes ces autres drogues (cocaïne, ecstasy, poppers, champignons hallucinogènes).

– 1,5 % de la masse salariale annuelle, c’est ce que représente le coût de l’alcoolisme au travail en moyenne pour les entreprises françaises.

– 10 000 à 13 000 journées de travail sont perdues chaque jour en France pour absentéisme dû à l’alcool.

– 20 à 30 % des accidents du travail sont liés à des addictions (alcool, tabac, drogues illicites ou médicaments psychotropes)

A toutes ces statistiques très alarmantes il n’est pas inutile d’en ajouter d’autres qui viennent confirmer que l’alcool est très présent en France, puisqu’il y a aujourd’hui 8,8 millions de consommateurs réguliers (Observatoire français des drogues et des toxicomanies).

D’autre part, si la consommation globale semble avoir baissé, les modes de consommation ont quant à eux terriblement évolués, les alcools forts ont remplacé le gros rouge qui tâche et les polyconsommateurs les buveurs exclusifs.

Des données récentes de l’Insee confirment l’abandon du vin de table au profit de boisson plus fortement alcoolisées : en 2011, les Français ont consommé 31 millions d’hectolitres de vin, ce qui, divisé par la population de 15 ans et plus (soit 53 millions de personnes), donne 59 litres de vin (0,59 hectolitre!) par adulte et par an. En 1961, la consommation était de 59 millions d’hectolitres de vin et la population adulte de 34 millions donc 174 litres par adulte et par an.

Par ailleurs, outre les quantités, il convient d’étudier la qualité des boissons ingurgitées. Or le degré moyen du vin a régulièrement augmenté depuis 1945. Il est ainsi passé de 10,5° en 1950 à 10,7° en 1960 et à 11,9° en 2011.

Sachant que le vin représente l’essentiel de l’alcool consommé en France et que cette proportion a baissé depuis les années 1950 puisqu’elle est passée de 73% dans les années 1950-1960-1970 à 62% dans les années 1990-2000 pour atteindre 57% en 2008. Le degré moyen de la bière a augmenté de 4,6 en 1961 à 7,7 en 2010.

Autrement dit, la diminution de la consommation d’alcool en France depuis les années 1950 est essentiellement due à la baisse de la consommation de vin.

Ces baromètres mettent en évidence l’importance de prévenir les comportements addictifs sur le lieu de travail, d’enseignement, de vie et révèlent la réalité du phénomène des addictions.

Jean-Pierre Julien