Il existe différents type de psychotropes

Des anomalies de biologie céré­brale sont associées aux troubles psychiques.  Par exemple des anomalies du système sérotoninergique sont observées à la fois dans les troubles de l’humeur, dans les troubles psychotiques et dans les troubles anxieux.

Les médicaments psychotropes modulent les effets des neurotransmetteurs et peuvent donc avoir un impact bénéfique sur les troubles.

On distingue cinq grandes classes de médicaments :

1 – Les neuroleptiques

ABILIFY, ZYPREXA, RISPERDAL, LEPONEX, MODECATE, HALDOL, FLUANXOL, CLOPIXOL, TERCIAN, LOXAPAC, LARGACTIL, NOZINAN

Les principaux effets indésirables :
-La sédation :
-Les troubles neurologiques : raideur de la marche, difficulté à effectuer certains mouvements, mouvements involontaires du visage. Ces effets dits « extrapyramidaux » peuvent être corrigés par des Correcteurs.
-Les troubles neuro-végétatifs : sécheresse de la bouche ou salivation excessive, sécheresse des yeux et vision floue, constipation, hypotension en se levant, difficulté à uriner.
-L’augmentation d’appétit et l’attirance pour les aliments sucrés : la prise de poids est à surveiller
-Les troubles hormonaux (troubles des règles) et les troubles sexuels (impuis­sance ou frigidité, troubles de la libido).
-Une propension aux coups de soleil.

 

2 – Les régulateurs de l’humeur

TERALITHE, DEPAKOTE, DEPAMIDE, ABILIFY, ZYPREXA, RISPERDAL, LAMICTAL, TEGRETOL

Utilisés dans les troubles bipolaires, ils servent à prévenir la survenue d’épisodes dépressifs ou maniaques et lorsqu’il surviennent de réduire la durée et l’intensité des épisodes.
Le principal et le plus ancien de ces médicaments est le TERALITHE.
La durée du traitement est le fruit d’une négociation médecin-malade, avec une échéance à 2 ou 3 ans avant d’évaluer pleinement l’efficacité du traitement, dont l’objectif reste au long cours.
L’utilisation de ces médicaments nécessite une surveillance médicale stricte et des contrôles biologiques réguliers.


3 – Les antidépresseurs

PROZAC, DEROXAT, SEROPLEX, ZOLOFT, EFFEXOR, (NORSET, CYMBALTA, ATHYMIL, VALDOXAN…
Ces médicaments ont également d’autres indications, en particulier les T.O.C., l’anxiété géné­ralisée ou les états de stress post-traumatique.
Ils sont en général bien tolérés mais peuvent, dans certains cas, présenter des effets indésirables sur le plan digestif (nausées, vomissements, sensations vertigineuses) ou des troubles sexuels.

Les principaux EI :
– Effets sérotoninergiques: nausées, vomissements, diar­rhée, hypersudation, céphalées, agitation, insomnie, somnolence, vertiges, tremblements et asthénie.
– Des effets cardiovasculaires peuvent également survenir (hypotension orthos­tatique, troubles du rythme ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire ;
– Prise de poids, troubles sexuels, syndrome sérotoninergique, hyponatrémie
Une surveillance biologique régulière est recommandée.

( !) Les antidépresseurs peuvent induire des virages maniaques de l’humeur, particulièrement chez les patients présentant une vulnérabilité bipolaire.


4 – les anxiolytiques type BZD

XANAX, LEXOMIL, SERESTA, TEMESTA, VALIUM
Ce sont des médicaments destinés à soulager l’anxiété. Ils sont purement symptomatiques, rapi­dement efficaces pour atténuer l’anxiété, sans en guérir la cause. (D’autres médicaments peuvent être utilisés, non benzodiazepiniques tels que l’ATARAX.)

Les principaux EI :
perte de mémoire,
risque d’accoutumance nécessitant une augmenta­tion des doses pour obtenir la même efficacité, risque de dépendance au long cours, et parfois réactions paradoxales (en particulier : nervosité, excitation).
Leur prescription doit être limitée à 12 semaines. L’arrêt du traitement doit toujours se faire par diminution progressive de la dose.


5 – Les somnifères

IMOVANE, STILNOX, NOCTAMIDE, THERALENE
Ils induisent le sommeil et permettent de le réguler.
Certains de ces hypnotiques appartiennent à la famille des benzodiazépines.
Le traitement doit être le plus bref possible, limité à 4 semaines à 6 semaines afin d’éviter une dépen­dance psychologique et/ou pharmacologique.
L’arrêt du traitement doit se faire par diminution progressive de la dose.

Docteur Claire le Boursicault
Psychiatre
Les Hôpitaux de Saint Maurice (Site Esquirol)