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Description

Le mot “drogue” désigne toute substance, naturelle ou synthétique, qui a un effet modificateur sur l’état de conscience et/ou l’activité mentale. Le cannabis, la cocaïne, l’XTC, mais aussi l’alcool, le tabac, certains médicaments (antidépresseurs, tranquillisants, etc.), correspondent à cette définition.

Est considérée comme drogue toute substance psychoactive capable de modifier les fonctions psychiques ‘un individu. Une drogue est susceptible de créer une dépendance psychologique ou physique.

Les différents critères permettant de classer une drogue sont ses propriétés thérapeutiques, la dépendance qu’elle occasionne, ses effets sur le système nerveux central.

La classification juridique détermine si la drogue est licite ou illicite.

La consommation de toxiques semble favorisée par plusieurs facteurs :
– des facteurs génétiques
– des facteurs environnementaux ou socio-économiques
– des facteurs culturels, avec une tolérance plus ou moins grande vis à vis de la consommation d’alcool.
– des facteurs psychologiques

Intercations drogues/medicaments psychotropes

Les drogues modifient les effets de la plupart des médicaments.

Lorsqu’ils sont pris ensemble, les médicaments et les drogues peuvent :
– intensifier les effets que l’on souhaite obtenir des uns et des autres.
– atténuer les effets que l’on souhaite obtenir des uns et des autres
– Elles perturbent également l’observance thérapeutique.
-Elles entraînent des risques de complications physiques et psychiques :

 

Conséquences des interactions des médicaments et drogues :
– Dépression du système nerveux central (de la somnolence au coma) ;
– Dépression respiratoire jusqu’à un arrêt complet de la respiration ;
– Effets cardiaques :hypo ou hypertension, fluctuations du rythme cardiaque, voire arrêt du cœur ;
– Abaissement du seuil épileptogène, ce qui signifie une augmentation du risque de convulsions cérébrales ;

– Effets psychiatriques (hallucinations, mal-être et angoisse, rechute de la maladie psychique…

 

Qq exemples d’interactions:

Stimulants et antidépresseurs

Si on prend un stimulant (comme la cocaïne ou des amphétamines) en même temps que certains antidépresseurs, une réaction hypertensive peut se produire, cause de maux de tête par ex ou d’hémorragie cérébrale ou encore d’accélération du rythme cardiaque.

Cannabis et antipsychotiques

Le cannabis peut diminuer l’efficacité des antipsychotiques et majorer les risques de rechute.

Risques hypotensifs marqués et de désorientation accrue.

Par ailleurs, les effets de cette drogue peuvent s’ajouter aux effets anticholinergiques de certains traitements à l’origine de symptômes comme un assèchement accru de la bouche, la rétention des urines, la constipation, etc.

Tabac et antipsychotiques

Comme l’usage du tabac réduit de 20% la concentration dans le sang de certains antipsychotiques, les fumeurs doivent prendre des doses plus élevées de ces médicaments. Par conséquent, les effets secondaires seront plus nombreux et les risques de toxicité, plus grands.

Tabac et benzodiazépines

Certaines des substances présentes dans le tabac peuvent rendre l’élimination de certaines BZD plus rapide de l’organisme d’où le besoin ressenti de prendre des doses plus élevées.

 

La consommation d’alcool est déconseillée avec tous les médicaments psy­chotropes et généralement avec les autres médicaments. En effet, elle peut entraîner une somnolence excessive, augmenter les effets indésirables, le mal-être et l’angoisse.

La consommation de tabac n’est pas recommandée, car il diminue l’efficacité de certains neuroleptiques ou antipsychotiques.

Si la consommation de cannabis par elle-même n’entraîne pas de pathologie psychiatrique, par contre sa consommation chez une personne prédisposée peut favoriser l’apparition de troubles psychiatriques.