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Réunion 28 mars 2018 – Le théâtre d’improvisation, source de mieux-être

Compte rendu de la réunion qui s’est tenue le mercredi 28 mars 2818 à 19h30,
7bis rue de Pasteur Wagner,
75011 Paris.

Le théâtre d’improvisation, source de mieux être

Comment le théâtre peut-il être une aide au rétablissement ? Pour Camille Lamache, comédienne et metteuse en scène, la réponse va de soi : “le théâtre part d’une recherche de soi qui a des vertus thérapeutiques, mais dans le cadre de mes activités à l’hôpital de jour, je ne me considère ni comme une soignante ni comme une art-thérapeute”.

Les ateliers qu’elle anime depuis quatre ans privilégient le théâtre d’improvisation plutôt que le théâtre de texte. “Nous n’avons aucun représentation en vue. Ce que l’on veut, c’est avoir le moins de pression possible. Or l’improvisation permet de créer sur mesure, dans l’instant et sans aucune préparation. Cela nécessite du lâcher prise, mais dans un cadre, sans mise en danger”, explique la jeune femme, en insistant sur le fait que ses ateliers sont avant tout des lieux de bienveillance, d’amusement et de liberté d’expression.

 

En impro, tenter c’est déja réussir

A cette école de théâtre, il n’y a jamais d’échec. “L’improvisation nous demande de trouver des solutions aux mises en situation auxquelles nous confrontent les autres participants. C’est comme dans la vie, quand on se dit “ok : il se passe des choses, comment vais-je en tirer parti pour rebondir et aller mieux ?”.

En santé mentale, observe la comédienne,  corps et esprit sont souvent déconnectés l’un de l’autre. En travaillant sur la communication non verbale, les participants “ré-appréhendent” leur corps et  “ré-apprivoisent” celui des autres. “Prendre la parole, faire des propositions de jeux, se confronter aux regards, accepter les propositions, tout concoure à retrouver de la confiance. Les exercices vont permettre à chacun, dans la mesure de ses capacités, de travailler l’attention, la concentration, la mémorisation. ..” Et Camille de conclure : “en improvisation, tenter c’est déjà réussir. Il faut oser, faire confiance aux autres et essayer “!

 

Accros de l’impro

Dans la salle, Raphaëlle, Paolo et Christine, trois participants du groupe animé par Camille à l’hôpital de jour Les Taillandiers, reconnaissent être devenus très vite ” des accros de l’impro”. ” Les soignants m’y incitaient mais j’hésitais. Je ne le regrette pas. Mon psychothérapeute s’est du tout de suite rendu compte que quelque chose s’était passé. Il n’imaginait pas que c’était le théâtre” ! Raphaëlle se souvient tout particulièrement d’un exercice. “On m’a proposé de lire en chantant. Cela m’a fait un bien fou, alors que je suis timide et ose à peine chanter sous la douche”, s’émerveille-t-elle encore.

Pour Paolo, les séances d’improvisation sont avant tout du bonheur. ” Je trouve tout de suite ma place même si le groupe a changé d’une séance à l’autre. Et lorsqu’il m’arrive d’être triste, cela ne dure pas. Je repars à chaque fois heureux pour la journée”. Christine qui découvre les cours de Camille insiste sur le sérieux de ce qu’on lui fait faire. “Les exercices sont amusants et efficaces. Ils me permettent déjà de m’affirmer davantage et d’être de nouveau bien avec d’autres. La séance de relaxation qui clôture le cours me fait déjà beaucoup de bien “.

Pour finir, Camille décide qu’il y en a assez des paroles et qu’il faut passer aux actes. Sous sa houlette, la salle de réunion de la rue du Pasteur Wagner se transforme en scène de théâtre d’improvisation. Pendant une heure, tout le monde chante, danse, joue et s’amuse Les bienfaits du théâtre d’improvisation sont immédiats.

Quand, où, comment ?

Les séances ont lieu en période scolaires, tous les 15 jours, à l’hôpital de jour Les Taillandiers. Il suffit d’être sectorisé dans le onzième arrondissement et d’avoir l’accord de son médecin référent.